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Trafalgar page 19 page 1 page 2 page 3 page 4 page 5 page 6 page7 page 8 page 9 page 10 page 11 page 12 page 13 page 14 page 15 page 16 page 17 page 18 page 19 page 20 page 21 document 1 document 2 document 3 document 4 document 5 document 6 document 7 document 8 document 9 document 10 document 11 ► Zone 4 :L'avant-garde ne vient au combat que deux heures après le premier tir. ► A l'ouverture du feu, les 10 vaisseaux commandés par le contre-amiral Dumanoir ont continué leur route vers le nord malgré les signaux du Bucentaure à 1h. P.M. Un quart d'heure plus tard, Villeneuve envoie l'ordre de virer de bord. Seul le San Augustin, comme nous l’avons vu est revenu vers le combat. L’Amiral Dumanoir, avec neuf vaisseaux, six français et trois espagnols, ne répond aux signaux de Villeneuve qu’aux environs de 2h.00 P.M.. Le virement est laborieux, et ils ne sont que six à continuer amure tribord, car le Héros, le San Francisco de Asis et le Rayo ignorant ses ordres, vont très vite virer au nord vers le refuge que constitue Cadix.
Le "Formidable", suivi du "Scipion", du "Duguay-Trouin", du "Mont-Blanc", serre maintenant le vent, défilant à petite allure le long du champ de bataille, tiraillant çà et là. Infernet qui commande l’Intrépide, a prit son parti, et est sorti de la ligne en virant sur bâbord. Le "Neptuno" commandé par Valdes l'imite sans hésiter. Les deux vaisseaux courent sus ensemble au milieu des navires ennemis. L’Ajax et l’Agamemnon à l’arrière de la colonne anglaise se placent aussitôt entre l’Intrépide et la colonne de Dumanoir pour empêcher toute tentative de secours. ►Alors qu’il vient juste de sécuriser sa capture, le Léviathan se voit canonné par l’Intrépide. Ils échangent des bordées jusqu'à ce que l’Intrépide vire pour affronter l’Africa qui s‘approche rapidement. Il est 3 h. 20 P.M.
► Le 64 Africa, qui avait perdu de vue la flotte pendant la nuit, se trouve au début de la bataille sur l’avant bâbord du Victory et fait pratiquement face à l’avant garde de la flotte combinée. Le Capitaine Digby se précipite vers la flotte combinée, échangeant des bordées avec chaque navire de la flotte franco-espagnole, et vire devant le Santisima-Trinidad. Ne recevant aucun tir et ne voyant aucune couleur hissée, le Capitaine Digby en conclut que le quatre ponts s’est rendu, et envoie le Lieutenant John Smith pour en prendre possession. Quand le lieutenant arrive sur le pont espagnol, et demande à l’officier qui s’avance vers lui, si le Santisima-Trinidad s’est rendu, l’espagnol répond , " Non, non," indiquant dans le même temps un vaisseau espagnol et quatre français qui passent au vent. L’officier espagnol l’autorise à retourner sur l’Africa.
►Après trois quart d’heures de combat avec l’Intrépide, L’Africa est désemparée et n’évite la reddition que grâce à l’Orion qui vire alors sous la poupe du navire français et vient se placer sur son avant, entre lui et l’Africa, et maintient une si puissante et précise canonnade que en moins d’un quart d’heure le grand mat et le mat d’artimon de l’Intrépide déjà maltraités par l’Africa, tombent par dessus bord. La proximité du Conqueror, et l’approche de l’Ajax et de l’Agamemnon, ne laissent à l’Intrépide d’autre alternative que d’abaisser ses couleurs. C’est ce qu’il fait à 5 P.M., ayant été fortement endommagé et ayant subi des pertes, évaluées d’après ses officiers à près de 200 tués ou blessés.
►Infernet , conduit en Angleterre, et bientôt échangé, fut, avec le capitaine Lucas, présenté à l’Empereur à Saint-Cloud. « Si tous mes vaisseaux, leur dit-il, s’étaient conduits comme ceux que vous commandiez, la victoire n’aurait pas été incertaine. »
►C’est au milieu de cette confusion que le Britannia, l’Agamemnon, l’Orion, et l’Ajax viennent au devant des navires français et espagnols, qui ont viré. Le Britannia engage brièvement le San-Francisco-de-Asis, puis le trois ponts Rayo . l’Agamemnon et l’Ajax échangent, eux aussi, quelques bordées avec certains des navires alliés.
► Sur les dix vaisseaux de l’avant-garde, l’Intrépide, le Neptuno et le San-Augustin sont les seuls navires qui n’ont pas cherché à fuir. Le San-Francisco-de-Asis a raisonnablement refusé le combat au Britannia. Le Héros, dont le capitaine a été tué, mais qui n’a subit que très peu de pertes, n’a semble t’il pas fait beaucoup d’effort pour se trouver un adversaire à sa taille. Sur le Rayo, les pertes ne sont que de 4 tués et 14 blessés.
► La remontée au vent de Dumanoir offre au Minotaur et au Spartiate une opportunité, qu’ils ont attendue en vain, en tant que les deux derniers navires de la colonne au vent.. Vers 3 h. 10 m. P.M., laissant l’Orion aux prises avec l’Intrépide ayant serré le vent armure bâbord, ils échangent des bordées avec le Formidable, le Duguay-Trouin, le Mont-Blanc, le Scipion, et le Neptuno beaucoup plus en arrière. A 4 P.M. les deux vaisseaux britanniques, se rapprochent du 80 espagnol, qui après s’être très courageusement défendu seul, se rend vers 5 h. 10 P.M. après avoir perdu son mat d’artimon, et ses petit et grand mats de hune, et subit de sérieuses pertes en hommes.
►Au même moment, le Victory flotte avec son avant au nord, le Bucentaure, à l’état de ponton sur son coté au vent, à deux ou trois encablures, et le Santisima-Trinidad, une autre épave, à une distance un peu plus grande sur son coté sous le vent. A trois quart de miles derrière le Victory, se trouve le Téméraire avec ses deux prises : le Redoutable et le Fougueux. Le Royal-Sovereign, avec seul son mat de misaine debout, se trouve sous le vent du Téméraire à une courte distance, et est en train de passer sa prise démâtée, le Santa-Ana à la frégate Euryalus.
►Le Santisima-Trinidad dont les pertes furent importantes est capturé officiellement à 5 h. 30 P.M., heure où le Prince l’aborde et le prend en remorque.
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