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 0h. 15m. P. M., surgit enfin le Belleisle qui sous le feu de la flotte franco-espagnole a perdu 50 à 60 hommes. Courant sus, il échange quelques volées avec le Monarca, tire une volée sur le Santa Ana, coupe la ligne devant le Fougueux et passe juste derrière l’Indomptable qui laisse arriver et échange des bordées avec lui, puis vire au sud-est. Le Belleisle est alors engagé par le San-Juan-Nepomuceno, sur son coté tribord. Vers 0h. 45m. P.M., le grand mat du Belleisle passe par dessus bord.

1h P.M., le Fougueux remonte sur le coté tribord du Belleisle,  l’engage et lui sectionne le mat d’artimon.

 

L’Indomptable au centre, à bâbord le Fougueux vient sur le HMS Belle Isle,

cependant qu'à tribord la Santa Ana fait feu sur le HMS Royal Sovereign

 

1h. 15m. P.M., le Mars engage le  Fougueux, qui se laisse culer et se dirige au nord vers le Temeraire.

1h. 30m. P.M. l’Achille vient se placer sur l’arrière bâbord du Belleisle, et entretient un tir soutenu sans que ce dernier puisse lui répondre car les débris du mât d’artimon masquent ses canons arrières.

Juste derrière le Belleisle, le Mars souffre lui aussi du feu des navires devant lui, le San-Juan-Nepomuceno, le Pluton, le Monarca, et l’Algésiras. Comme il dirige sa course de façon à couper la ligne entre les deux premiers navires, le Pluton  se place sur sa route et le combat de très près pendant une demi-heure jusqu'à l'arrivée d'un trois-ponts britannique qui menace son arrière et le contraint à renoncer à l'abordage. Serrant toujours le vent, le Pluton va combattre jusqu'à 16 heures 45, puis exécuter à 17 heures 30 le signal de ralliement général et absolu hissé à bord du Principe de Asturias de Gravina.

 

Le Mars se voit obligé de venir face au vent, et laisse ainsi sa poupe exposé au tirs du  Monarca et de l’Algesiras. A ce moment, heureusement pour lui, survient le Tonnant qui engage ces deux navires.

 

 

L’Aigle, qui a pris la place du  San-Juan, canonne le coté tribord du Belleisle. Le San-Justo et le San-Leandro font de même, en passant sur l’avant du Belleisle pour rejoindre l’Amiral Gravina. Le Belleisle a  perdu ses quatre mats. Ses voiles abattues masquent ses batteries, il ne peut plus riposter au feu  de ses adversaires. Seul un lambeau de pavillon anglais, cloué au tronçon de son mat d'artimon, atteste qu’il refuse de se rendre. Trois Quart d'heure passeront avant qu’il ne soit  secouru.

 

 

Enfin, le Polyphemus vient entre lui et le  Neptune, ouvrant le feu. Le Defiance engage l’Aigle et quelques minutes plus tard, c’est le  Swiftsure qui attaque l’Achille. Malgré l’état de son navire, observant peu après sur son coté bâbord un deux-ponts espagnol prêt à se rendre, le Capitaine Hargood  envoie un équipage de prise sur le seul bateau qui lui reste, le grand canot, et prend possession de l’Argonauta.