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Introduction A la différence des vaisseaux de ligne, durant les batailles navales, les frégates ne participaient pas directement au combat. Par leur armement et la protection offerte par leur bordage, elles ne pouvaient en aucun cas rivaliser avec un vaisseau de ligne. Elles étaient utilisées pour relayer les signaux , porter les ordres, soutenir de leur feu les bâtiments les plus menacés, leur céder une partie de leur équipage, ou les prendre en remorque. J'ai choisi de vous raconter la bataille de Trafalgar pour parler de cet aspect certes moins brillant du service à bord d'une frégate, mais indispensable. On peut y voir la façon dont les frégates se doivent de relayer les signaux du commandement. Trafalgar est aussi la dernière grande bataille de la Marine à voiles. Il y a une dernière à raison à ce choix, qui est le combat du 3 novembre qui a suivi Trafalgar. Dans ce combat qui oppose cinq vaisseaux de ligne et deux frégates anglaises à quatre vaisseaux de ligne français, on y voit la démonstration qu'en harcelant les vaisseaux français qu'elles ont rejoint grâce à leur vitesse, les deux frégates anglaises, la Santa-Margarita, et le Phenix vont les forcer à accepter un combat dont ils ne voulaient pas.
Trafalgar En cette année 1805, la mission que Napoléon va confier à la marine française est de fait une mission impossible. Il a réuni 200.000 hommes à Boulogne pour débarquer en Angleterre. Son plan est d'entraîner loin de la Manche les escadres anglaises, puis de rassembler rapidement une escadre française dans le Pas de Calais. Latouche Tréville a dix vaisseaux à Toulon. Un onzième vaisseau se trouve à Cadix, ainsi qu’une escadre espagnole sous le commandement de l'Amiral Gravina. Une autre escadre française est au Ferrol, avec l'Amiral Bedout. Cinq vaisseaux de ligne sont à Rochefort sous Villeneuve. Enfin, vingt-cinq vaisseaux de ligne sont à Brest sous Ganteaume. Malgré cette apparence de puissance, les plans de Napoléon pour envahir l’Angleterre sont voués à l’échec. Car même si il avait réussi à rassembler en Manche une force supérieure à celle des Anglais, elle n’aurait jamais été capable de sortir complètement victorieuse d’un combat, surtout si près des côtes anglaises. A Trafalgar, Nelson va adopter une tactique des plus audacieuses, pour non pas simplement vaincre, mais anéantir cette marine française en reconstruction. Si il peut prendre ce risque, c’est qu’il sait que la marine française n’est plus capable de mettre à la mer une seule escadre qui puisse rivaliser avec une escadre anglaise. Date : 21 octobre 1805
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