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Les marines en présence
Au début le la première guerre d’indépendance, la Marine anglaise va trouver face à elle une marine américaine ( dite continentale ) tout juste capable de la harceler, mais par la suite une marine française, qui grâce à Louis XVI, se montre capable de faire jeu égal, au moins sur ce terrain éloignée des métropoles. En 1775, la marine britannique, est présente dans plusieurs ports de la côte est de l’Amérique du Nord, notamment à New York et Boston. Sous l’égide de John Montagu, Premier Lord de l’Amirauté, la flotte anglaise s’est considérablement développée et compte plusieurs dizaines de vaisseaux de ligne. Ce sont de grands vaisseaux de guerre solides et puissamment armés, à plusieurs ponts, construits pour des batailles en ligne. A l’époque l’Angleterre en possède environ 120. Chacun est armé de plusieurs dizaines de gros canons. Cette flotte est commandée par des officiers expérimentés, tels les amiraux Graves et Howe. De son coté, la France , qui début 1775 n’a que 20 vaisseaux de lignes et 16 frégates capables de prendre la mer, peut aligner en 1778, 64 vaisseaux, dont deux trois-ponts, et 63 frégates et corvettes . Elle a construit 45 frégates de la classe de l’Hermione à la veille de la guerre. En 1782, la marine française va compter jusqu’à 264 vaisseaux dont 80 vaisseaux de ligne et 85 frégates et corvettes. |