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Ce site est
dédié à la frégate de la fin du XVIII ème siècle
d'après un dessin de Chapman ( réédition du Chasse Marée )
Nelson en 1798, écrivait à Sir William Hamilton : “all my ill-fortune, hitherto, has proceeded from want of frigates”
En effet, ce vaisseau de guerre léger, rapide et agile, qui concentrait sa puissance de feu sur un seul pont, était un élément indispensable à toute grande marine de guerre. Les frégates étaient essentiellement des prédatrices, en marge des grandes escadres, dont le rôle était de capturer ou de détruire les vaisseaux marchands ennemis, les pirates , les négriers, et tous les autres vaisseaux d’une force équivalente. Dans la plupart des cas le simple fait de voir fondre sur lui une frégate provoquait sur l’équipage du navire pris en chasse une véritable terreur et dans le cas où il choisissait de combattre, la défaite était hautement vraisemblable.
Par son armement et la protection offerte par son bordage, elle ne pouvait en aucun cas rivaliser avec un vaisseau de ligne.
En revanche, elle prit très vite un rôle de premier plan en tant qu'éclaireur. Robuste à la mer, rapide et manœuvrante, elle était les yeux de l’escadre.
Elle pouvait en effet s'éloigner de la flotte, à la recherche de l'ennemi, sa vitesse et sa maniabilité la mettant à l'abri des vaisseaux.
Elle se montrait capable de harceler ces vaisseaux jusqu’à l’arrivée du gros des forces qui pourrait engager le combat véritable. Durant les batailles, elles étaient utilisées pour relayer les signaux, porter les ordres, soutenir de leur feu, les bâtiments les plus menacés, leur céder une partie de leur équipage, ou les prendre en remorque. Elle était capable de porter au bout des mers les dépêches et les ordres vers les escadres les plus lointaines. Pour les colonies très éloignées, elle était l’assurance qu’en toute circonstance, elles seraient protégées. Enfin ses qualités en font un magnifique corsaire et un excellent « forceur de blocus », à une époque où la lutte contre le commerce avait une importance capitale. Elles assuraient l’escorte des convois et la surveillance des ports ennemis. C’est dans les duels entre frégates que le courage simple des marins de cette époque où les officiers se trouvaient au moins aussi exposés que les hommes qu’il commandait, s’exprime le mieux. Tout cela explique pourquoi les jeunes officiers aimaient être nommés sur ces vaisseaux, avec lesquels ils avaient l’espoir de tenir un rôle aventureux et de briller rapidement aux yeux du public. Dans ses romans, Patrick O’Brian nous invite à suivre un officier de la Navy, Jack Aubray, dans ses aventures à bord notamment de la frégate HMS Surprise, dans les années 1800. Ce site se veut aussi un hommage à Jacques Noël Sané, l’architecte naval, qui après ses dessins de frégate de 12* de la classe Sybille ou Vénus, atteint l’apogée de son art avec les dessins de ses frégates de 18*, en tout 143 frégates. Ses frégates seront copiées par les Anglais, et serviront à l’élaboration des dessins des frégates de 24* américaines.
Pour rendre plus proche de nous ces vaisseaux qui parcourraient les mers il y deux cents ans, je vais vous raconter l’histoire de trois d’entre elles : L’Hermione, une frégate de 12*, la frégate type de la première guerre d’indépendance, rendue célèbre pour avoir transporté La Fayette lors de son voyage en Amérique La HMS Shannon, une frégate anglaise de 18*, celle des guerres du premier empire, connue pour son duel et sa victoire contre l’USS Chesapeake. L’USS Constitution, une frégate américaine de 24*, fer de lance de la toute jeune US Navy durant la deuxième guerre d’indépendance, construite en 1797, victorieuse dans plusieurs duels contre des frégates anglaises, et encore en service actuellement. A chaque fois que cela était possible, j’ai juxtaposé les récits historiques des batailles et des duels. Vous serez sans doute amusés par les différences importantes dans la relation par chacun des adversaires d’un même combat.
* Les dénominations 12, 18 et 24 sont liées au poids des boulets en livres. Je ne peux évidemment pas clore cette page sans dire un grand Merci à Line, ma femme et à Maxime, mon fils et Webmaster, sans lesquels ce site n'existerait pas.
Xavier Woimant Avertissement Ce site a été conçu uniquement pour le plaisir, et en cas d’erreur, soyez gentil de me le signaler: contact@histoire-de-fregates.com Les documents et les reproductions présentés sont censés appartenir au domaine public, et ne servent qu'à des fins d'illustration. En cas de réclamations d’éventuels ayant droits, les documents litigieux seront immédiatement retirés sur simple demande, ou la source indiquée avec plus de précision. Bonne lecture! |