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La frégate légère.
D'après Boudriot, La Frégate, Marine de France, Éditions Ancre,1992.
Bâtiment aux dimensions modestes, la frégate légère ne possède qu'une seule batterie. En diminuant la hauteur de ses œuvres mortes (parties situées au-dessus de la flottaison), on a pu placer les canons suffisamment haut pour qu'ils restent utilisables dans presque toutes les conditions. Ses qualités de vitesse et de manœuvrabilité en font un navire polyvalent apprécié par la marine royale. Entre 1659 et 1744, Boudriot recense 56 frégates légères, armées de 10 à 34 canons.
Musée national de la Marine En 1670, les frégates légères les plus petites portent 10 canons. En 1680, elles en portent au moins 14. En dessous, ce sont des corvettes. Elles jaugent 220 tonneaux pour les plus petites de 70 pieds ( 22 mètres ) de long et 500 tonneaux pour les plus longues de 100 pieds ( 32 mètres) . Elles peuvent porter jusqu'à 26 canons de 6 livres, et embarquent environ 150 hommes. De leur coté, les Anglais ont préféré modifier leurs frégates à deux ponts en supprimant la batterie basse. L'insuffisance de ces frégates à deux ponts se manifeste pleinement au cours de la guerre de Succession d'Espagne (1702-1713). Avec l'entrée en guerre de la France, la moyenne annuelle des navires marchands capturés passe alors de 150 à 500, essentiellement du fait de la supériorité des frégates légères sur les frégates à deux ponts chargées d'escorter les convois. |