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Armement Jusqu’à la fin des guerres napoléoniennes, à bord des frégates, l'Angleterre dispose, comme la France, d’une gamme de calibres caractérisés par le poids en livres de leur projectile, un boulet massif en fer : 6, 9, 12, 18, 24, la livre anglaise étant plus légère que la livre française.
Les Anglais, d'une façon générale emploient une artillerie moins lourde, plus facile à manœuvrer et qui autorise des cadences de tir plus élevées. La caronade apparue en 1779 change les tactiques d'artillerie. Elle est plus facile à manœuvrer, plus légère, car avec la moitié du poids et de la longueur d'un canon normal, elle tire des boulets de la même taille. Autres avantages; l'absence de recul et la possibilité de pivoter pour être orientée en tir à 360°, permettant de repousser un abordage. C'est l'arme anti-personnel par excellence. Malgré une portée utile faible de 150 mètres, les gros sacs de mitraille font des ravages dans les rangs des fusiliers marins et des matelots adverses, mal protégés lorsqu'ils se tiennent sur le pont supérieur.
Les
anglais les ont mis très rapidement en service
sur tous les navires de la Royal Navy.
La France, elle tarde à adopter ce type de canons, et ce n’est qu’à partir de
1794 qu’elle développe ses propres modèles. Les vaisseaux anglais vont avoir durant presque 15
années un avantage certain sur la marine française dans les combats rapprochés. |