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La fin de la guerre de Sept Ans
En 1765, il est demandé aux colonies de participer à l'entretien des troupes britanniques par un impôt , le "Stam Act" sur tout document à caractère juridique ou commercial. Habituellement, ce sont les assemblées locales dans les colonies qui se chargent de voter l'impôt. « No taxation without representation », devient rapidement le mot d'ordre. Devant le refus des colons , La Grande Bretagne décide de l'abolir en 1766, mais dès l'année suivante instaure de nouvelles taxes, notamment sur le thé. En même temps, elle renforce ses troupes en garnison dans les colonies. Des incidents éclatent, dont le plus violent oppose soldats britanniques et colons dans les rues de Boston, faisant, le 5 mars 1770, cinq morts parmi ces derniers. Après une accalmie de trois ans, le conflit reprend lorsque le gouvernement britannique décide, pour sauver la Compagnie des Indes orientales de la banqueroute, de détaxer le thé qu'elle vend. Devant cette concurrence déloyale, le 16 décembre 1773, cinquante patriotes déguisés en Indiens jettent par-dessus bord les ballots de thé d'un navire de la Compagnie, amarré dans le port de Boston. La - Boston tea party - provoque une vive réaction de Londres, qui renforce son dispositif militaire.
Cette intransigeance va conduire à la guerre, qui
débute pratiquement le
18 avril 1775,
lorsque les miliciens du Massachusetts
attaquent une colonne britannique. Le 4 juillet 1776, le congrès, réuni à Philadelphie, adopte la célèbre Déclaration d'indépendance , considérée comme l'acte constitutif des Etats-Unis. Ce document consacre la rupture définitive avec la Grande-Bretagne.
La guerre d’indépendance américaine va opposer les insurgents, organisés en milices et en une armée continentale dirigée par George Washington, aux Britanniques assistés de mercenaires hessiens. En raison de l'éloignement, la Grande-Bretagne s'est trouvée dans l'impossibilité d'aligner plus de 45.000 hommes en même temps. Pour ce qui est des insurgents, l'armée régulière n'a jamais du compter plus de 8000 hommes, malgré les nombreux volontaires venus de tous les pays; le chiffre des miliciens est difficile à estimer. À partir de 1775, les Américains remportent quelques batailles (Lexington et Concord, siège de Boston, bataille de Trenton) mais essuient également des revers (bataille de Long Island). Le seul soutien apporté par la France est alors celui de Beaumarchais qui, soutenu secrètement par Louis XVI , crée une compagnie "Roderigue et Hortalès " par laquelle il affrète 40 navires, et exporte plus de 20 000 fusils et 200 canons. Les années 1776 et 1777 sont difficiles pour les Américains, commandés par George Washington. En août 1777, 15 000 soldats anglais sous les ordres de Howe débarquent sur la rive nord de la baie de la Chesapeake, affrontent victorieusement les troupes de George Washington à Brandywine, le 11 septembre 1777, et s'emparent de Philadelphie. Cependant, en faisant porter son effort sur la capitale du congrès, Howe a laissé Burgoyne, qui vient du Canada à la tête d'une colonne de 8000 hommes, isolé dans la région de l'Hudson. Saisissant l'occasion, les Insurgents l'encerclent et l'obligent à capituler à Saratoga, le 17 octobre 1777. Succès décisif qui fait basculer la quasi-totalité des Américains dans la révolte, et qui leur vaut l'alliance de la France. Louis XVI reconnaît l'indépendance le 17 décembre 1777, et signe deux traités le 6 février suivant. Le premier est un traité d'amitié et de commerce, le second scelle l'alliance des deux nations en cas de déclaration de guerre du Royaume-Uni à la France. |